novembre 2009
Archive mensuelle
lun 30 nov 2009
Ce week-end, le Chef de l’Etat a de nouveau fait parler de lui en prenant la parole dans un meeting organisé par son propre parti. Dans le même temps, il a trouvé le moyen de transformer la campagne électorale pour les Régionales de mars 2010 en scrutin national : comment en effet interpréter autrement son intervention de samedi dernier lors de la Convention Nationale de l’UMP.
Sa seule présence à cette manifestation est un signe fort de l’état d’esprit qui anime le Président, bien décidé à mener lui-même la campagne, invitant son camp à se rassembler derrière sa politique de réformes, faisant fi de toute tradition républicaine. Et de brandir dès lors ses thèmes favoris : la sécurité, l’identité nationale et l’immigration qui ne constituent aucunement, loin s’en faut, les enjeux essentiels d’un scrutin régional.
Au-delà du manque de hauteur politique et de l’image de rassembleur que se doit d’incarner un Président de la République, il peut y avoir deux façons d’appréhender l’intervention de Nicolas Sarkozy. La première est de considérer qu’il s’agit d’une « prise de risque », comme le souligne François Hollande car en nationalisant cette élection et dans le cas d’une défaite de la Droite, cet échec se trouverait être celui du Président et le sien seul.
La seconde manière d’expliquer cet « interventionnisme » tient dans la politique même suivie par le Chef de l’Etat et son gouvernement et par les mauvais résultats qui en découlent : en premier lieu la hausse continue du chômage depuis trois mois, qui s’est brusquement « emballée » en octobre avec 52400 demandeurs d’emploi supplémentaires, contre 18100 en août et 21600 en septembre. Sans parler des 140 milliards du déficit budgétaire, la baisse du pouvoir d’achat, le non renouvellement des postes de fonctionnaires au détriment de la qualité des services publics, l’inefficacité du plan de relance mis en place en 2008.
Pendant ce temps, des milliers d’élus locaux travaillent quotidiennement au service de nos concitoyens, présentent des budgets en parfait équilibre contrairement à l’Etat qui ne parvient pas à faire de même. Ce dernier tente de leur imposer son désengagement financier tout en rognant leurs compétences. Et c’est là que réside le combat pour les élections de Mars 2010 : dans la proximité des élus de terrain, dans leur infime connaissance des dossiers locaux et dans leur appréhension et leur gestion des problèmes auxquels ils sont soumis au jour le jour.
mar 24 nov 2009
La période de Noël approchant, les villes vont s’illuminer peu à peu au gré des décorations et des guirlandes luminescentes. Comme tous les ans, la ville du Taillan-Médoc a choisi d’associer ses habitants à cette ambiance festive en lançant son traditionnel concours des illuminations de Noël.
Ce dernier sera cette année placé sous le signe de l’innovation puisque son règlement comporte un prix spécial « développement durable ». Le candidat qui remportera cette récompense devra, pour se faire, respecter un cahier des charges précis : utilisation d’ampoules basse consommation d’énergie, ampoules fluocompactes, guirlandes agrémentées de LED c’est-à-dire de diodes électroluminescentes, et enfin, limitation de l’éclairage entre 17 heures et 22 heures, permettant de diviser la consommation d’énergie par trois.
Cette volonté d’économie s’inscrit dans la politique environnementale de la ville, axe majeur de l’action municipale du Taillan-Médoc. Cette politique, nous la valorisons par la mise en place d’un Agenda 21, démarche de développement durable à laquelle nous tentons de sensibiliser l’ensemble des taillannaises et des taillannais. Le règlement de ce concours contient lui-même une foultitude de petites astuces permettant de réduire sa consommation d’électricité et donc d’émission de CO2.
La ville, de son côté, a décidé de montrer l’exemple : c’est pourquoi les illuminations de Noël installées aux entrées de notre commune, à proximité des ronds-points et sur les grands axes routiers de la commune, seront équipées elles-mêmes de LED. Une démarche qui n’altérera en rien l’éclat des lumières, ni son côté magique. Pour exemple, la ville de Paris a entrepris une démarche identique. Le « rendu » est semblable aux années précédentes mais la consommation d’électricité de l’ensemble a diminué de 70%…
Les élus du Taillan-Médoc sont ainsi fermement engagés dans l’Agenda 21 local actuellement en cours d’élaboration. Celui-ci offre un cadre de travail pour intégrer le développement durable au cœur de toutes les actions de la commune. C’est en ce sens que les collectivités sont désormais invitées à travailler quotidiennement : le pari est immense mais il en va de notre responsabilité vis-à-vis des générations futures.
jeu 12 nov 2009
Discours prononcé au Taillan-Médoc à l’occasion de la commémoration de l’Armistice du 11 Novembre 1918.
Depuis le 12 Mars 2008, il n’y a plus de Poilus survivants de la Grande Guerre. Lazare Ponticelli, le dernier d’entre eux, a longtemps refusé des funérailles nationales parce qu’il pensait que ce serait « un affront à ceux qui sont morts » avant lui. Il trouvait lui-même les discours du 11 Novembre « toujours trop long ». Les survivants au carnage ont souvent été taiseux sur ce qu’ils avaient vécu comme un traumatisme, comme le summum de la barbarie.
Comment en effet oublier ses 1 400 000 morts au combat côté français, ces 4 500 000 blessés, ces milliers de drames personnels qui ont ponctué la guerre, ses Poilus gazés, ses « gueules cassées ». La littérature retrace la violence de la bataille : les récits d’Henri Barbusse, Roland Dorgelès, Maurice Genevoix, d’Erich Maria Remarque, les films qui ont montré la boue des tranchées, puis l’historiographie et les œuvres de fiction. Car en France, en Allemagne, quelle histoire familiale n’a pas été bouleversée par 14/18 ? Il y a eu le poids des morts, des disparus, mais aussi des millions d’autres vies brisées par ce conflit.
Il faut, bien entendu, savoir ce que l’on doit, nous, enfants du XXe siècle et des générations futures, aux combattants de cette guerre et à leur courage. Il faut même en élargir la perspective : l’horreur de la guerre ne s’est pas limitée aux champs de bataille, elle portait en elle l’horreur de toutes les guerres.
Les Français sont attachés à l’identité républicaine de la France. Forgée dans l’histoire, cette identité est d’abord constituée des principes communs que la République a su faire partager à tous les Français : parmi eux, les droits de l’Homme, le droit du sol et le devoir de mémoire.
Et là est bien le sens des commémorations du 11 Novembre et longtemps encore, il faudra continuer à se souvenir de la Der des Ders. Malgré ce qu’il advint quelques années plus tard, cette mémoire a aussi contribué à l’Europe réconciliée, à l’Europe unifiée et à celle qu’il nous reste encore à construire aujourd’hui. Que l’évocation de ces temps de deuils renforce notre volonté de travailler sans relâche à l’édification d’une Europe de paix, de justice sociale et de solidarité.
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