Pour la première fois, les huit grandes centrales syndicales défileront côte à côte en France à l’occasion du 1er mai.
Au-delà de cette prise de conscience collective de la part de tous les syndicats de présenter un front uni à l’occasion de cette journée symbolique, et à quelques jours d’une échéance électorale ô combien importante pour l’avenir de l’Europe, ce 1er Mai semble largement dépasser le cadre de nos frontières.
Le gouvernement français fait l’objet des plus virulentes attaques de la part des syndicalistes de l’héxagone, et bien au delà : son immobilisme devant la crise, son refus d’écouter les propositions des partenaires sociaux après les journées de mobilisation du 29 Janvier et du 19 Mars derniers, son incapacité à maintenir le pouvoir d’achat des ménages, tout ceci a contribué à former une synergie du monde du travail contre le pouvoir en place.
Le parti Socialiste invite lui aussi « à agir vraiment contre la crise » : suppression du paquet fiscal, versement d’une aide de 500 euros pour 13 millions de personnes gagnant moins de 1,4 fois le Smic, baisse de la TVA pour relancer la consommation et soutenir les PME-PMI, accompagnement des salariés licenciés et arrêt des licenciements boursiers.
Au plan local, la situation de l’emploi est plus qu’inquiétante. Je pense notamment aux 306 employés de l’usine Couach à Gujan-Mestras dont la société a été placée en redressement judiciaire fin Mars. J’imagine leur angoisse pour eux et leur famille dans l’attente d’un éventuel repreneur et d’une reprise normale de l’activité. Quatre repreneurs se sont déjà manifestés : les élus socialistes, solidaires, se montrent attentifs aux problèmes liés au maintien de l’emploi.
Mais ce qui me frappe par-dessus tout en ce moment, à la lecture des journaux, à la radio et à la télévision, ce sont ces atteintes intolérables au droit du travail qui se manifestent par des licenciements massifs bien souvent sous couvert de soi-disant restructuration. A travers les cas de Carterpillar, Molex, Continental, Celanese, Sony, comment ne pas comprendre le désespoir de ces nombreux salariés victimes de la soif de profit et de l’insatiabilité d’actionnaires bien souvent étrangers et peu au fait des graves dégats qu’ils causent au tissu économique local.
C’est pourquoi ce 1er Mai comportera sans nul doute une connotation européenne car seule l’union de tous les états membres en matière de droit du travail pourra apporter concrètement une réponse aux licenciements abusifs, aux délocalisations et au démembrement de l’industrie continentale au profit notamment de l’Asie. Le Parti Socialiste européen propose « un pacte européen du progrès social » et réfléchit activement à la mise en place d’une politique macroéconomique commune à l’échelle du continent.
Comme le souligne fort justement Pierre Moscovici « Il est indispensable que le groupe du PSE soit le premier au Parlement européen… C’est la raison pour laquelle, aussi, il ne faut pas disperser ses voix : le seul vote efficace pour une alternance à la Commission est le vote socialiste ».
C’est pourquoi demain, le Parti Socialiste sera dans la rue aux côtés de ceux qui, entre autre, luttent pour le maintien de l’emploi.
avril 2009
jeu 30 avr 2009
UN 1er MAI EUROPEEN
Posté par Ludovic Freygefond sous la catégorie ActualitésPas de commentaire - Ajouter un commentaire
ven 24 avr 2009
INTERNET, CREATION ET LIBERTE.
Posté par Ludovic Freygefond sous la catégorie ActualitésPas de commentaire - Ajouter un commentaire
Hier soir était organisé au siège de la Fédération du Parti Socialiste de la Gironde un débat sur le thème de la loi Hadopi (pour Haute Autorité pour le Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet). Vaste question en vérité puisque le projet de loi définitif présenté à la hâte et sans discussion préalable au Parlement par la ministre de tutelle Madame Albanel a été, à la surprise générale, rejeté par les députés lors d’un vote à main levée.
Au-delà de la récurrente volonté du gouvernement de faire passer en force ses décisions sans concertation aucune, faisant fi de tout esprit démocratique, se pose tout à la fois le problème du droit au téléchargement, du piratage, des sanctions éventuelles et surtout de la rémunération des artistes.
La CNIL d’abord puis le parlement européen avait émis un avis défavorable au projet de loi français, considérant le droit à l’éducation par le biais d’Internet comme fondamental. Comment en effet ne pas valider aujourd’hui ce fait culturel et technologique, cette révolution que constitue dans notre vie quotidienne ce formidable vecteur d’information ?
D’autre part, la « réponse graduée » que propose la ministre est une fois de plus une atteinte intolérable aux libertés individuelles. Outre le prix exorbitant qu’il en coûterait à l’Etat (on parle de 31 millions d’euros de divers frais de procédure), ne conviendrait il pas justement de trouver un équilibre entre le respect de la vie privée et le respect des droits d’auteurs ?
Furieux de voir son projet écarté, Nicolas Sarkozy a l’intention de le représenter devant l’Assemblée Nationale la semaine prochaine. Même sous une forme différente, il convient d’exiger que cette loi soit soumise à une discussion préalable. L’exception culturelle française, qui, comme le souligne fort justement Martine Aubry traverse une situation financière dramatique dû au désengagement de l’Etat, mérite autre chose qu’un débat bâclé au Parlement, une vision répressive et un isolement certain au niveau européen.
Madame Albanel parlait justement de « génie français » lors de la présentation de sa loi. Dès lors, pourquoi ne pas créer une contribution créative qui serait perçue au titre de l’abonnement à internet ? Internet constitue sans nul doute une révolution : pourquoi ne pas valider ainsi un fait culturel et technologique ? Face à la vision purement répressive et omnipotente du gouvernement, il est sans doute temps de proposer un nouveau modèle économique de la Culture.
Et si Elsa Triolet affirmait : « Le chemin de la création n’est pas toujours le même que celui de l’intelligence politique », est-on sûr que jamais ils ne se rejoignent ?
mer 22 avr 2009
VERS LE TITRE…
Posté par Ludovic Freygefond sous la catégorie Actualités1 Commentaire - Ajouter un commentaire
J’aime bien le foot. Sans doute parce que dans ma famille, on est plutôt rugby… et accessoirement U.M.P. Alors, quitte à prendre de la distance, autant le faire jusqu’au bout.
Comme chacun, j’ai tremblé dimanche soir devant mon téléviseur. La venue à Bordeaux de « l’ennemi » lyonnais était annoncée comme l’un des tournants de la saison.
L’ambiance autour et à l’intérieur du stade était parait il exceptionnelle. Il faut souligner d’ailleurs l’heureuse initiative de ce jeune bordelais qui, grâce au réseau facebook, a pu organiser une marche des supporters de la place Pey-Berland jusqu’à Chaban-Delmas. Dommage que la mairie de Bordeaux n’ait pas estimé judicieux d’encadrer et d’encourager cette manifestation au demeurant très bon enfant et fort conviviale. Sur ce point, la mairie a préféré jouer « défensif »…
Pourtant, son équipe fanion, sous la houlette de son entraineur Laurent Blanc et de son staff technique, présente cette année de bien généreux atouts : un visage offensivement séduisant pour le profane technique que je suis, une abnégation de bon aloi, un esprit de groupe à faire pâlir d’envie n’importe quel responsable politique, et un sens tactique à même de l’envoyer quérir le titre de champion de France que l’on attend tous depuis 10 ans. Encore un effort…