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Depuis son élection, notre cher président souffre d’un trouble de la personnalité, lourde pathologie que la crise n’a pas arrangée. A la tête d’une droite ultra-libérale totalement décomplexée lors de la campagne présidentielle il y a 18 mois – souvenez-vous du célèbre « Travailler plus pour gagner plus » -, voilà désormais qu’il milite depuis quelques semaines pour une économie administrée ! Depuis son discours à Toulon (« L’économie de marché c’est le marché régulé » (!)), Nicolas Sarkozy et ses affidés réalisent que les vents de leur capitalisme à tout craint ne sont plus porteurs, font marche arrière et se lancent actuellement dans une succession d’annonces plus surprenantes, quand on connaît le fond de leur pensée, les unes que les autres : le président annonce ainsi qu’il sauvera le système bancaire français en apportant sa garantie et son crédit à hauteur de 320 milliards d’euros pour la liquidité des banques et de 40 milliards d’euros pour leurs fonds propres. Comme le souligne avec justesse François Hollande : « Sauver les banques c’est nécessaire, sauver les Français c’est mieux ». A-t-on résolu le problème ? Bien évidemment non. Le gouvernement a simplement posé un linceul blanc sur le système financier puis a détourné son regard. Comme toujours…
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Puis, au nom du pragmatisme, Nicolas Sarkozy a mélangé hier dans son discours sur la mobilisation pour l’emploi quelques annonces floues sur les contrats aidés, les CDD et les contrats de transition professionnelle tout en maintenant ses choix sur le travail le dimanche.
Vous n’y comprenez rien à l’orientation politique du président de la République, c’est normal les Français non plus ! J’imagine que pendant ce temps là certains sympathisants de Nicolas Sarkozy sont en train de manger avec aigreur leur chapeau…
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Mais vous connaissez le dicton : « chassez la naturel, il revient au galop ». C’est un peu finalement le paradigme de cette présidence. Voyez le budget de l’Elysée pour l’année 2009 : + 11,45 % pour atteindre 112,3 millions d’euros ! Les frais de déplacement et de réception sont doublés ! Sa petite entreprise n’a pas l’air de connaître elle la crise. Malheureusement, cette entreprise est aussi la nôtre : il s’agit de la France.
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D’un côté il nous chante quotidiennement les vertus de l’Etat fort pour sécuriser l’économie française et mondiale, et de l’autre il se fait le bourreau des équilibres budgétaires.
C’est finalement l’adaptation d’une célèbre fable de La Fontaine : Quand la cigale voulait se faire passer pour la fourmi…