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Il y a des fois où les sorties de nos dirigeants politiques, tellement surprenantes, nous feraient presque rire jaune. Le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos, puisque c’est de lui dont il est question, s’était déjà illustré de fort belle manière en début de semaine avec son idée pittoresque de médailler les bacheliers, montrant son impuissance à résoudre les véritables problèmes du monde de l’enseignement.
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Et puis rebelote : depuis quelques jours, la presse nous rapporte les propos de Xavier Darcos qui s’interroge sur la nécessité de recruter à bac+5 “des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches”. Au-delà de l’arrogance affichée envers ces professionnels de l’Education nationale, la méconnaissance de son travail est flagrante : je rappelle simplement à notre cher ministre que les enfants sont acceptés à l’école quand ceux-ci sont propres, c’est-à-dire sans couche.
Que dire de plus ? Pas grand-chose tellement l’énormité des propos de Xavier Darcos révèle le manque de discernement des membres du gouvernement à l’égard d’un secteur qu’ils ont trop souvent stigmatisé.
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Sans développer une réflexion que d’aucuns jugeraient freudienne, de nombreuses choses se jouent avant 4 ans. Le langage, l’écrit, la sociabilité sont autant d’acquis qui sont stimulés et encouragés chaque jour par ces professionnels. Pour cela, nous leur devons le plus grand respect.
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Le ministre de l’Education estime t-il que ces valeurs qu’apprennent quotidiennement à l’école nos enfants sont accessoires ?
Pendant les prochains jours, Xavier Darcos tentera de minimiser ces propos, expliquant sûrement qu’ils ont été mal interprétés. Mais pourtant il restera longtemps dans le fond de la gorge de nombreux professionnels le goût amer du mépris de leur plus grand représentant.