septembre 2007
Archive mensuelle
ven 28 sept 2007
Un recensement se déroulera du 1er au 15 octobre sur le Taillan. Ce comptage, qui n’est que partiel, est loin d’être anodin pour notre commune. En effet, si ce dénombrement ne concerne pas la totalité des logements sur la commune, elle implique cependant 640 logements dont une forte proportion de nouvelles constructions sorties de terre entre 1998 et 2006.
Ce recensement sera ainsi le bon moyen de prendre le pouls de la population taillannaise. Mais, au-delà des chiffres, qui nous permettent d’affiner les besoins des administrés en matière d’équipements notamment -et donc de définir nos futurs projets-, se cache également un enjeu financier important pour la commune. Car le montant de la Dotation Globale Financière (DGF) que l’Etat nous alloue, tient compte entre autres de l’importance de sa population.
Ce recensement partiel nous permettra ainsi de basculer dans la tranche supérieure, ce qui ne s’était pas matérialisé financièrement lors du recensement de 2004 (8 392 habitants pourtant) en raison d’un prétexte discutable de l’Etat.
Quelque part, cette opération permettra à la commune d’être reconnu à sa juste valeur en bénéficiant d’une Dotation globale plus en adéquation avec sa taille.
Un bon point financier de pris. Cela ne fait pas de mal au moment où l’Etat se désengage financièrement auprès de ses partenaires que sont les collectivités locales.
A propos de l’Etat et des ses finances, je suis surpris de voir la distance qui sépare Nicolas Sarkozy de François Fillon. Alors que notre Président fier comme Artaban devant les caméras de télévision nous explique qu’il « va aller chercher » la croissance et la ramener à la force du poignet, François Fillon de son côté tient un discours plus qu’alarmiste en évoquant « la faillite » de la France. Contradictoire, non ?
« Ce qui fait d’un problème un problème, c’est de contenir une contradiction. » (José Ortega y Gasset. Extrait de Méditations sur Don Quichotte).
jeu 20 sept 2007
La grâce présidentielle dans laquelle Nicolas Sarkozy semblait se draper depuis son élection est finie. Malgré son hyperactivité incessante, le Président de la République masque mal les premiers couacs de son équipe gouvernementale. Sur les dossiers tout d’abord. Sa réforme des régimes spéciaux, le projet de loi sur l’immigration …tous ces dossiers, alors même qu’ils nécessitent une réflexion profonde, sont entachés d’une vision simpliste et donc erronée. Et quand il délègue un peu à ses «collaborateurs», ces derniers ne savent plus où donner de la tête. Entre hésitations, désaccords et même peur de se faire taper sur les doigts, les ministres sont comme pris dans les phares d’une voiture…
Le premier d’entre eux, son fidèle « collaborateur » François Fillon, semble lui aussi dépassé par les événements, voire mécontent. On le serait à moins : le poste de Premier ministre est une fonction à part entière au sein de la cinquième République. Sarkozy semble l’oublier et préfère déléguer au secrétaire de l’Elysée Claude Guéant, lequel a pourtant moins de légitimité constitutionnel.
Qu’importe le flacon pour Nicolas Sarkozy, pourvu qu’on ait l’ivresse…l’ivresse du pouvoir. A tel point que je pensais sincèrement le voir rentrer sur le pré pour aider en seconde mi-temps le XV français face aux Argentins.
Il n’en fut heureusement rien. Mais jusqu’à quand ?
lun 17 sept 2007
Après quelques semaines sans avoir réactualisé cette page Internet, je m’y remets de ce pas avec un plaisir non dissimulé. Je vous prie tout d’abord de m’excuser pour cette longue interruption estivale qui ne fut aucunement souhaitée mais qui me fut imposée bien malgré moi par quelques aléas.
J’ai donc profité de ces semaines pour m’adonner à des plaisirs simples, auxquels malheureusement je ne peux me consacrer habituellement. Ainsi, l’été fut propice à quelques lectures, notamment celle du dernier ouvrage de Jacques Attali, célèbre sherpa de François Mitterrand à la belle époque et désormais observateur attentif des évolutions de notre société. Dans son livre d’anticipation « Une brève histoire de l’avenir », il projette le Monde quelques décennies plus loin, décrivant consciencieusement les mécanismes économiques, technologiques et culturels qui permettront à l’Humanité de relever la tête…ou non.
Au-delà de l’exercice littéraire -laissons également l’aspect « prospective »-, la démarche de Jacques Attali me semble exemplaire. Elle renvoie les élus à leur propre rôle : celui d’anticiper l’avenir du territoire dont ils ont la charge. Bien sûr, il nous faut répondre aux exigences du terrain dans l’urgence, au quotidien. Mais les projets majeurs ne rechignent jamais à s’ancrer dans le devenir de l’homme.
Une vision moins étriquée permet de contourner les difficultés naissantes. De prévenir un peu plus l’avenir. Ne dit-on pas d’ailleurs « s’inscrire dans l’avenir »….