Texte du 21 mai (diffusion le 27 juin 2007)
- Vendredi 18 mai. Il est aux environs de 10h45. Ce matin là, je vais dans la chambre de ma fille chercher des vêtements. Et là, stupéfaction… J’aperçois à travers la fenêtre un homme en train de photographier dans notre direction. Pour éloigner ma fille qui est derrière moi de ces flashs sordides et incompréhensibles, je file la mettre dans le salon. Je repars à la chambre, j’ouvre la fenêtre et hèle cet homme, que je connais bien, étant l’époux d’une élue de l’opposition municipale, Madame Gabas. J’aperçois d’ailleurs celle-ci qui se terre bien gentiment dans son véhicule, regardant dans une autre direction, leur fils sur la banquette arrière, en attendant que son mari fasse ce que l’on appelle communément « la sale besogne ».
- J’ouvre la fenêtre et lui demande surpris ce qu’il fait là. Pas de réponse. Je le préviens : « Si vous continuez, j’appelle mon avocat et la gendarmerie ! C’est une atteinte à ma vie privée ! ». Il se décide enfin à me répondre : « Je suis sur le trottoir, cela fait partie du domaine public », et continue pendant quelques instants, sans l’once d’un remord, avec l’assurance de ceux qui assument pleinement leurs agissements illicites, de faire des clichés de mon jardin, de la voiture, de la maison, de la cabane en bois situé dans le jardin…en somme de ma VIE PRIVEE.
- A part le fait que, dans cette action, la stupidité, la bêtise et la méconnaissance du droit font apparemment bon ménage, que dire de plus ?
- Que ma fille âgée de 4 ans et demi a été profondément choquée, ne comprenant pas pourquoi un homme prenait des photos alors qu’elle était chez elle, dans sa chambre, avec son papa.
- Que moi-même j’ai « accusé le coup » pendant quelques heures en ne comprenant pas non plus une telle sottise de la part de personnes de l’opposition municipale.
- Après quelques heures où les inquiétudes sur ma sécurité et celle de mes proches ont pris le pas sur la stupéfaction et l’incongruité de la situation, je décide –et ceux qui me connaissent bien approuveront cette démarche- de ne pas me laisser compter par cette frange de l’opposition municipale dont le seul souci est de nuire à ma personne. La haine les guide, la lumière du pouvoir les aveugle…
- Cet acte est loin d’être isolé de la part de ces hommes et ces femmes peu étouffés –et c’est peu de le dire- par leurs scrupules. Déjà il y a deux ans, dans un tract anonyme qui ne portait que le nom, l’entourage de l’opposition municipale avait tenu des propos diffamatoires à mon encontre, sur ma famille et sur mes proches. A défaut d’apporter la contradiction au niveau des dossiers municipaux, ils décident de m’attaquer personnellement, au mépris de l’éthique et de la déontologie mais aussi et surtout de la loi française. A ce moment là, je n’avais pas intenté d’actions en justice, je ne suis pas procédurier. Mais là c’en est trop ! J’ai d’ores et déjà chargé mon avocat de ce dossier. Les fauteurs de trouble doivent savoir que je ne courberais pas l’échine devant de telles pratiques, qu’ils aient conscience d’avoir dépassé les limites de l’acceptable et qu’ils devront répondre de leurs actes !
- J’ai quelques soupçons sur les motifs de leur nouvel excès : prendre quelques photos de la nouvelle voiture de service de la mairie. La semaine dernière déjà, l’opposition municipale (UMP) avait distribué dans les boîtes aux lettres du Taillan-Médoc un tract sur cette nouvelle acquisition. Par des raccourcis à l’emporte-pièce, ils tentent de créer la confusion et l’émoi autour de cet achat. Pourtant chaque année, le parc automobile est renouvelé pour l’usage des services. Le véhicule de service que j’utilise et dont les services et les élus peuvent disposer, fait partie de ces investissements. Je ne vois vraiment pas pourquoi l’opposition m’attaque sur ce point là puisque cet achat, intégré dans le budget communal 2007, n’a jamais fait l’objet de critiques particulières. D’autres élus utilisent des véhicules municipaux dans le cadre de leurs engagements d’élus locaux. Ce ne sont en aucun cas des avantages mais bel et bien des commodités nécessaires pour les élus et pour les services. Qui peut le nier ?
- Finalement, cela ne m’étonne guère : au début de mon mandat, certains membres de l’opposition m’avaient fait grief de l’achat d’un ordinateur, m’intimant l’ordre de poursuivre mes fonctions avec crayons, feuilles et gomme comme seuls outils de travail…A croire que l’opposition municipale nie en bloc les nombreux avantages de la modernité ! Bel exemple de la haine et du mépris que ce cercle d’opposants me porte.
- Je ne resterai pas de marbre contre ces agressions scandaleuses, qui en plus de porter atteinte à ma vie privée et à mon honnêteté politique, ne concernent aucunement le Débat public. Je suis profondément choqué par de telles attitudes. Une chose est claire : ils souhaitent me salir par tous les moyens. La prochaine fois, fouilleront-ils mes poubelles ? Exhumeront-ils de mes déchets d’anciennes factures, de vieux vêtements, pour en tirer, à la manière de « magazines people » sans moralité, des conclusions diffamatoires ? Est-ce cela faire de la politique ? Est-ce cela œuvrer pour l’intérêt général ?
- Quelle attitude adoptée à l’encontre de ces personnes qui ont si peu de considération pour le respect de la vie d’autrui, et qui pourtant souhaitent accéder aux responsabilités ?
- En tant que maire républicain, je suis très attaché à l’éthique et au respect de chacun, aussi bien en politique qu’au quotidien. C’est pourquoi je n’admettrai pas que de telles dérives se produisent ici, au Taillan-Médoc. J’y veillerai avec détermination.