Avant même d’évoquer le second tour, je souhaiterais me réjouir des résultats du premier tour. Ici au Taillan-Médoc, la candidate du Parti Socialiste a réalisé un très bon score : 29,35 % des voix, contre 28,52 % pour Nicolas Sarkozy. Je ne peux que me féliciter d’un tel score pour la candidate qui – je l’espère de tout cœur- deviendra présidente au soir du 6 mai prochain.
Car, au-delà de ses qualités, le Parti Socialiste a toujours oeuvré pour rassembler les Français, les unir, les réunir autour de valeurs qui nous sont chères. Les Taillannais ont entendu cet appel lancé par Ségolène, de rassemblement et d’union nationale. Face à elle se pose un adversaire qui place la barre à Droite toute, pourfendeur de l’égalité, de la fraternité à la Française et misant quasi-exclusivement sur les peurs des Français.
Quoi qu’il fasse ou dise d’ici le second tour, Nicolas Sarkozy divise plus qu’il ne rassemble. Sans évoquer la nature de l’homme, ces prises de position excessives crispent les Français, et pire les opposent parfois. Classes populaires contre classes aisées, chômeurs contre travailleurs, …Pour Sarkozy, la France est un champ de bataille où s’affrontent deux camps : les bons et les méchants. Cette description simpliste et manichéenne ne peut et ne doit en aucun cas être la théorie sur laquelle doit se déterminer la politique française. Le ou la futur(e) président(e) français(e) assurera l’union d’un pays qui a conscience des réformes à engager et se souciera d’unir tous les Français autour d’un projet commun.
Un projet intégrant les réformes obligatoires, un projet soucieux de préserver les avantages sociaux conquis de haute lutte, un projet novateur pour une redynamisation de l’économie française, un projet favorable à un retour de la France aux affaires européennes…
Un projet plus juste, pour une France plus forte.
Ce projet, Ségolène Royal le porte avec courage.
Aidons-là dans son entreprise.