janvier 2007
Archive mensuelle
mer 31 jan 2007
L’Union européenne de football (UEFA) a élu vendredi dernier son nouveau président. Un visage que l’on connaît bien puisque c’est celui de Michel Platini. Celui qui avant l’épopée de Zidane de 1998 nous avait déjà donné un plaisir immense en nous offrant le premier championnat d’Europe en 1984. Le joueur était pétri de talents, le jeune dirigeant a du panache.
Au-delà d’un bref cocorico de rigueur, l’élection de Michel Platini est une mini révolution sur la planète foot. Contre le président sortant Johansson, il a fait d’une meilleure représentation du monde associatif et des petits pays son cheval de Troie, défiant ainsi les grosses fédérations des principaux pays qui privilégient les coupes européennes entre gros clubs, laissant ainsi sur le carreau les clubs des petites fédérations, éloignés du gros gâteau que représentent ces compétitions.
Lors de son élection, « Platoche » a expliqué que « le football est un jeu avant d’être un produit, un sport avant d’être un marché, un spectacle avant d’être un business».
A l’heure où le club lyonnais entre en bourse en grande pompe, une première pour un club français, cela fait toujours du bien de voir que certains gardent dans le coin de leur tête un espace de solidarité, d’échanges et de simplicité à l’égard des moins biens lotis…
Certains politiques devraient s’en inspirer.
jeu 25 jan 2007
Lundi 22 janvier 2007, une journée noire pour la solidarité mondiale. La France vient de perdre l’un de ses grands hommes qui marquent l’Histoire d’un pays. L’Abbé Pierre était de ceux-là. Le fondateur d’Emmaüs a consacré sa vie aux plus démunies, aux plus fragiles. Depuis l’hiver 54, il avait tenté de faire bouger les lignes de la solidarité entre les hommes, essayer par tous les moyens de faire émerger une prise de conscience politique, par trop peu entendue.
La personne préférée des Français durant de nombreuses années a souvent été notre conscience morale. Il nous servait de parapet pour éviter une introspection qui aurait montré les failles des Hommes.
Comme les grandes valeurs républicaines, l’abbé Pierre fut notre caution sociale, nous pouvions nous cacher derrière pour de suite oublier inconsciemment ce qui dérange dans notre pays. Au premier rang desquels les hommes politiques qui ont déserté l’action sociale sous prétexte d’un trop grand chantier.
Ne laissons plus les actions individuelles, fussent-elles féeriques, occuper le terrain social. L’Etat, symbole de l’unité sociale d’un territoire, doit prendre ses responsabilités et doit répondre aux attentes de tous les Français.
Si notre société avançait dans le bon sens, l’héritier légitime de l’Abbé Pierre serait l’Etat et non les enfants de Don Quichotte…
ven 12 jan 2007
Le gouvernement annonce une nouvelle coupe sombre faite au Service Public français. Cette fois-ci il est question de la suppression de 5 000 postes d’enseignants programmés à la rentrée 2007. Durant les cinq années de gouvernement de droite, 50 000 postes auront été supprimés dans l’Education nationale, dont 25 000 postes d’enseignants.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les académies les plus touchées par cet « élagage » ne sont pas celles qui n’ont pas de problèmes particuliers au contraire, ce démembrement concerne celles qui connaissent plus ou moins des difficultés sociales et scolaires.
Au lieu de revoir les équilibres scolaires région par région et de réfléchir sereinement sur l’avenir de l’Education nationale, le gouvernement renforce les incompréhensions avec le monde enseignant qui se sent de plus mis au banc des accusés alors qu’il est confrontée chaque jour aux problématiques nouvelles d’une société en crise sans avoir les moyens d’enrayer cet élan négatif.
Qu’a fait Gilles De Robien pour les enseignants depuis qu’il mène la danse à Grenelle ? A l’exception du débat sur la méthode globale qui doit certainement être très pertinent dans un monde sans nuage mais qui dans le notre est ô combien secondaire…
Comme d’habitude, le gouvernement regarde les effectifs des enseignants et celui des enfants. Etant donné que la démographie baisse, l’UMP estime que les effectifs des enseignants doivent suivre la même courbe. Il faut bien l’avouer sans grand résultat.
Pour la droite, tout est toujours histoire d’effectifs. J’en veux pour preuve l’augmentation croissante de fonctionnaires de police sur le terrain pour lutter contre une insécurité elle aussi croissante. Vous en conviendrez, sans grand résultat non plus…
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