novembre 2006
Archive mensuelle
jeu 30 nov 2006
Je suis particulièrement surpris que la candidature, ou supposée telle, de Nicolas Hulot relance la problématique environnementale dans ce pays. Le Parti Socialiste n’a jamais laissé passer son tour sur le sujet. Il en sera de même en 2007 dans le cadre de la présidentielle.
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Fervent défenseur de la planète et hautement respectable, Nicolas Hulot défend 5 propositions qui seraient, si je comprends bien, les engagements à tenir par les différents partis pour que M. Hulot retire sa candidature. Quelles sont-elles ? Un vice-premier ministre chargé de l’écologie, l’instauration d’une taxe carbone, le développement d’une agriculture de qualité par le biais d’une réforme de la PAC, des questions de développement durable soumises à la population et enfin la promotion d’une grande politique de sensibilisation à la protection de notre planète.
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Et maintenant quelles sont les propositions écologiques avancées par le PS pour les échéances de 2007 ?
Des crédits de ferroutage augmentés, la mise en place d’un plan d’économie d’énergie pour les logements, la création d’une taxe sur les produits pétrolifères, le développement des transports collectifs, l’augmentation par deux des énergies renouvelables, la création d’un pôle public de l’énergie…autant de propositions écrites noir sur blanc dans le projet socialiste qui montrent notre volonté de protéger notre environnement et celui de nos enfants.
 Jugez par vous-même, les propositions socialistes rejoignent clairement les attentes d’un homme qui défend fièrement la cause écologiste.
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Mais, alors que Nicolas Hulot s’implique à l’échelle nationale, je propose d’aller plus loin encore car, même si l’action française est importante, ce n’est que lorsque le monde entier aura pris conscience de l’urgence écologique que nous procéderons à cette profonde mutation souhaitée. C’est pourquoi je souhaite que le futur gouvernement engage des discussions rapides avec les pays qui n’ont pas ratifié le protocole de Kyoto, notamment les Etats-Unis et l’Australie. Moteurs de l’économie mondiale, les Etats-Unis doivent revenir aux tables des discussions, qu’ils participent aussi à l’évolution en marche. Des frémissements se font sentir grâce à la position du gouverneur californien Schwarzenegger et du médiatique ex-vice-président Al Gore et son documentaire « Une vérité qui dérange ».
Des spasmes que le gouvernement français devra accélérer rapidement, condition sine qua non pour que la France ne prêche pas dans le désert…
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mer 29 nov 2006
Pour la presse écrite, l’heure est grave, l’un de ses plus beaux fleurons, celui créé par Jean-Paul Sartre en 1973, connaît un nouveau coup de trafalgar. La direction menée par Laurent Joffrain, ex figure de proue du Nouvel observateur, annonce en ce début de semaine la suppression de 76 emplois sur les quelque 276 que compte ce grand quotidien national. Sur ces 76 postes, 40 d’entre eux concerneraient des journalistes.
- 40 journalistes professionnels qui n’auront plus le loisir d’investiguer les milieux politiques, économiques, et l’ensemble des champs d’action que proposait ce formidable terrain de jeu qu’est Libération.- 40 journalistes professionnels qui ne pourront plus, par la grâce d’une plume acerbe, caustique, irrévérencieuse ou tout simplement professionnelle, informer les lecteurs de Libé des saveurs d’un monde qui se marche parfois sur la tête.
- 40 journalistes professionnels qui ne pourront plus exercer, la faute à une technologie permettant à chacun de se faire passer pour un journaliste. Et comme tel pouvant désinformer sournoisement… Demandez au président de l’UMP ce qu’il en pense, lui qui souhaite fournir gratuitement les rédactions françaises en reportages soigneusement formatés « pro-UMP ».
C’est pourquoi je réitère mon soutien au journal Libération. Pour un débat démocratique de qualité, les Français ont besoin d’une presse autonome de qualité, de rédactions composées de professionnels compétents et indépendants, qui ne plient pas sous la pression des grands entrepreneurs ni des grands partis politiques. Je crois sincèrement que la situation de la presse d’un pays est le reflet de l’état de sa démocratie…
« Un bon journal est une nation qui se parle à elle-même » - Arthur Miller (1961).
mar 28 nov 2006
Tandis qu’au Parti socialiste les choses sont clairement avancées avec la désignation de Ségolène Royale comme candidate du PS pour l’élection présidentielle, l’UMP avance dans un épais brouillard qui ne devrait se dissiper qu’en janvier. Si et seulement si Nicolas Sarkozy accepte ce qui a été fait au PS, à savoir un débat démocratique. Cela reste à voir… D’ici là le Parti socialiste doit se mettre en ordre de bataille et avancer. User de ces quelques semaines qui nous restent avant la campagne pour puiser une énergie nouvelle et retrouver ce qui fait sa force : le peuple. Car autant il est facile de constater que les couches les plus modestes votent pour les partis les plus extrémistes, autant il est difficile de trouver une solution à cet état de fait. Les socialistes peuvent et doivent renouer avec leurs racines les plus historiques. Selon l’article de Libération daté du vendredi 24 novembre, le PS peut escompter sur un retour massif des couches populaires. Comme l’indique le journaliste du quotidien : « Comment vaincre, à gauche, sans ces voix-là ? Les 7 millions d’employés et les 7 millions d’ouvriers représentent un quart des voix. Or, peu à peu, ces catégories populaires sont devenues minoritaires dans l’électorat socialiste. En 2002, Le Pen avait raflé 30 % des votes des ouvriers, et à peine 15 % d’entre eux avaient voté Jospin ».Â
Une chose est sûre, le Parti socialiste peut renouer avec ses soutiens historiques sans pour autant verser dans un immobilisme de circonstance. Au contraire même, la mutation qui doit être engagée au sein même de notre parti est une nécessité pour ces couches qui nourrissent de grandes attentes envers notre parti. Je ne dis pas que le vote contestataire sera moindre pour ces prochaines échéances, je dis simplement que les votes de « mécontentement » qui ont fleuri ces dernières années pourraient rentrer dans le giron du parti socialiste s’il donne un signe fort envers eux. Dans le projet du PS, certains signaux leur sont directement adressés : SMIC à 1500 euros brut avant 2012, création d’un bouclier logement, etc… Le retour de ces classes populaires nous indiquera le bien-fondé ou non du chemin que nous entendons tracer dans les prochaines années. Sans cette participation, le PS ne marchera que sur une seule jambe… Â
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