octobre 2006
Archive mensuelle
mer 25 oct 2006
Durant cette période préélectorale, une expression revient comme une ritournelle dans la bouche de certains candidats : la démocratie participative. Cet aphorisme semble matérialiser les fantasmes actuels des politiques : gouverner autrement, échanger avec le peuple de programme politique. Au Taillan, nous n’avons pas attendu que l’idée soit à la mode pour comprendre la nécessité d’intégrer la population taillananaise à nos prises de décision. Alors que les communes de moins de 10 000 habitants ne sont pas soumises légalement à la création de comités de quartier, avec l’équipe municipale, j’ai souhaité cependant en créer, estimant que ces institutions peuvent être des traits d’union remarquables entre la population et les hommes politiques. Ainsi, depuis quatre ans, les conseillers de quartiers élus démocratiquement et les membres du Conseil Municipal se réunissent pour échanger sur les dossiers les plus importants de la commune. Dans ces instances, pas de tabou, tous les sujets peuvent être évoqués librement, en toute simplicité. Le sentiment des conseillers est plus qu’encourageant : estimés, sensibles aux problématiques communales, ils sont clairement identifiés par la population comme des référents avec lesquels ils peuvent discuter.
Attention, contrairement à une envie qui flotte dans l’air dernièrement, la démocratie participative ne doit pas être la clé d’une politique. Il n’y a pas de confusion possible. Au Taillan-Médoc, les conseillers de quartiers ne sont pas des élus ni des représentants municipaux. C’est un nouvel équilibre à trouver, une nouvelle instance permettant de démocratiser l’Action publique, de solliciter les forces en présence pour avancer ensemble.
mer 11 oct 2006
Pas un jour ne se passe sans que l’on entende parler entre élus politiques de mixité sociale. Quelle est donc l’idée contenue dans cette expression entrée désormais dans le langage commun ?
Le terme Mixité sociale entretient en effet un brouillard persistant qu’il s’agit ici de balayer. Car pourquoi « la mixité sociale » peut-elle faire si peur lorsqu’on en parle ? Dans l’imaginaire collectif, peut-être un peu moins maintenant, on se crée un monde où cohabitent des immeubles pour les populations les moins aisées et des maisons résidentielles pour les ménages les plus riches. Les pauvres avec les riches, tout en conservant les apparats des riches et ceux des pauvres !
Il n’en est fort heureusement rien. La Mixité sociale est l’aspiration à une qualité et un mode de vie similaire avec des finances différentes. Peu importe d’où l’on vient, l’important c’est l’orientation que l’on souhaite donner à sa vie. Pour soi, pour ses enfants, pour sa famille. Jeunes, moins jeunes, étudiants, retraités, la Mixité sociale est un véritable idéal de vie. C’est du ressort des politiques de permettre à chacun d’atteindre cet idéal. Il manque près de 50 000 logements locatifs dans l’agglomération bordelaise, les élus locaux, plus que les politiques nationales, ont leur part de responsabilité dans ce gouffre béant. Je conçois parfaitement qu’il n’est pas aisé de faire comprendre à ses administrés que la Mixité sociale n’ouvrira aucunement la boîte de Pandore de l’arrivée massive d’une population plus fragile. C’est de notre responsabilité que de faire preuve de pédagogie et de leur expliquer cette notion d’idéal et d’aspiration commune, quelque soit votre parcours de vie.
Lorsque je suis arrivé en 2001 à la mairie du Taillan-Médoc, le logement dit « conventionné » était pour le moins inexistant. J’ai souhaité ardemment que nous travaillions de concert avec les offices publics d’aménagement et de construction (OPAC) ou les sociétés d’HLM pour atteindre un chiffre plus conséquent à la fin de mon mandat et de rattraper ainsi une partie de notre retard. La loi SRU qui oblige les communes à atteindre 20% de logements locatifs sur leur territoire sous peine d’astreintes financières est une excellente chose mais l’Etat devrait plutôt valoriser les efforts consentis par des communes comme le Taillan-Médoc. En 2008, nous serons encore loin de ce chiffre mais en sept ans, nous aurons créé 170 logements locatifs. Des logements qui font le bonheur des personnes qui ont les mêmes aspirations que l’ensemble des Taillannais, un idéal de vie en adéquation avec ce que nous pouvons leur proposer.
Le 9 octobre dernier, j’ai inauguré avec les représentants de Gironde Habitat le lotissement Le Domaine de Bussat composé de 15 maisons pavillonnaires. L’image qui symbolise le plus cette réussite est la joie qui pouvait se lire sur le visage de trois jeunes filles jouant dehors en toute quiétude, dans un environnement sain, heureuses qu’elles étaient de pouvoir vivre et profiter de leur jeunesse.
La Mixité sociale prend ici tout son sens…
lun 9 oct 2006
Ce n’est un secret pour personne, je soutiens activement la candidature de Dominique Strauss Kahn à la désignation socialiste en novembre prochain. Sa candidature m’apparaît tellement comme la meilleure que j’ai accepté de devenir son mandataire en Gironde. Avant toute chose, je précise que ce débat n’occulte en rien l’objectif de tous, et je dis bien tous, les socialistes, à savoir battre la droite lors de l’élection présidentielle de 2007.
Contrairement à ce que j’entends, l’expérience et la connaissance ne sont pas des boulets que l’on promène au quotidien, auquel cas être un homme de 50 ans, qui plus est doté d’une grande expérience du monde public, seraient des facteurs tuant dans l’œuf toutes envies de défendre ses idées ! Autant dire qu’on effectuerait une coupe sombre dans l’hémicycle parlementaire !
Alors, arrêtons une bonne fois pour toute de parler de rupture et de cassure… Pourquoi devrait-on jeter à la poubelle l’histoire politique de la France de ces 50 dernières années ? Tout a été si mauvais ?!?!
Quoi ? La Sécurité sociale ? La Couverture Maladie Universelle ? La mise en place des 35 heures ? Les congés payés ?
Avons-nous tellement honte de ce que nous avons fait que nous devrions faire table rase du passé ? Je ne le pense pas. Je partage l’avis de Dominique Strauss Kahn, il faut un réformisme de circonstance, avoir une vision de notre monde dans une chronologie plus vaste. DSK intègre cette donnée et je pense que c’est la bonne.
Au-delà de ses capacités manifestes à prétendre à ce poste (la stature de l’homme d’Etat, l’expérience, bilan très positif au ministère des Finances…), Dominique Strauss Kahn peut rassembler tous les socialistes et créer un véritable consensus autour de sa personne. Personne ne met en cause son intelligence, sa capacité à proposer des solutions salvatrices, à parler aux Français…à tous les Français.
Alors que les critiques se font plus incisives, qui pourrait prétendre en faire autant ?
Rappelons-nous que nous avons besoin de tout le monde…
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