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	<title>Ludovic Freygefond</title>
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	<description>Bienvenue sur mon blog.</description>
	<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 15:13:25 +0000</pubDate>
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		<title>INTERVENTION AUX RENCONTRES D&#8217;ETE DU POLE ECOLOGIQUE DU PARTI SOCIALISTE</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 14:55:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Freygefond</dc:creator>
		
	<category>Actualités</category>
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		<description><![CDATA[Retrouvez mon intervention à l’occasion de l’ouverture des rencontres d’été du Pole écologique à St Ciers sur Gironde :
Madame, messieurs, 
Chers amis, chers camarades, 
Je voudrais d’abord vous dire mon plaisir d’être ici un peu avant de poursuivre pour l’université d’été à la Rochelle, le plaisir de vous accueillir dans cette Fédération de la Gironde. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Retrouvez mon intervention à l’occasion de l’ouverture des rencontres d’été du Pole écologique à St Ciers sur Gironde :</p>
<p>Madame, messieurs, </p>
<p>Chers amis, chers camarades, </p>
<p>Je voudrais d’abord vous dire mon plaisir d’être ici un peu avant de poursuivre pour l’université d’été à la Rochelle, le plaisir de vous accueillir dans cette Fédération de la Gironde. Merci à toi mon cher Philippe de cette invitation, merci Anne-Marie de nous accueillir ici pour deux jours de débats denses, et je salue aussi les camarades qui participeront dans quelques instants à ces débats que j’espère ouvert et sans tabou. Et pour faire suite à un article de notre canard local, je tenais à te rassurer Philippe, je t’ai toujours regardé du même oeil, et d’un bon oeil d’ailleurs ! </p>
<p>Je tiens à saluer également toutes celles et ceux qui ne se sont pas reconnus à l’instant dans ce « camarade » usité si souvent entre socialistes, vous qui apportez aujourd’hui une autre expérience militante, associative, syndicale, citoyenne, et de qui je crois nous avons beaucoup à apprendre. </p>
<p>Je souhaiterais par ailleurs souligner l’intérêt que nous avons à débattre dès à présent avec nos amis d’Europe écologie, afin de jeter d’ores et déjà les grandes lignes de nos actions de demain. Face à la complexité des enjeux et des défis que nous avons devant nous, une des pistes tient à les affronter forts de la richesse que peuvent avoir ensemble nos différents points de vue, nos différents angles d’analyse, des différences qu’il faut mettre sur la table maintenant si on veut les dépasser demain. Evitons de tomber dans la facilité ou le compromis par le bas, ou alors nous ferons une politique au rabais, une politique du court terme. </p>
<p>Nous avons besoin aujourd’hui de définir un nouveau modèle de développement, c’est d’ailleurs un chantier engagé par le PS ces derniers mois à l’occasion de conventions nationales dont la 1ère s’intitulait « Pour un nouveau modèle de développement économique, social et écologique», des réflexions engagées avec des acteurs de tous horizons et qui constituent bien plus une base de travail pour la suite plus qu’un aboutissement. Ces travaux me permettent aussi de rappeler combien ce triptyque ne saurait fonctionner autrement : économie, écologie et social. </p>
<p>C’est là je crois une différence majeure avec la conception de la droite de l’écologie qu’elle n’aborde pas comme un élément déterminant au coeur du modèle de demain mais une sorte de papier cadeaux tendance, déconnecté du champ social. </p>
<p>Si nous nous engageons aujourd’hui au service de l’action publique, c’est pour trouver de vraies solutions, des solutions durables, des solutions qui tire chacun vers le haut, et cela passe aussi par un discours de vérité, un discours qui accepte la complexité de notre monde, bref un discours à l’opposé de celui tenu aujourd’hui par le gouvernement. </p>
<p>Ce discours de vérité, je crois qu’il est important de l’avoir aussi entre nous, pour dépasser des divergences qui existent, ne nous le cachons pas. Evitons aussi de nous laisser enfermer dans certaines oppositions qu’on voudrait nous imposer. J’en veux pour exemple le fameux thème de la décroissance, c’est un concept auquel je ne crois pas, et il me parait plus constructif pour demain de travailler ensemble sur celui de croissance raisonnée. </p>
<p>J’insiste sur le « travailler ensemble » car pour finir je dirai qu’une condition de réussite à notre devoir de victoire lors des prochaines échéances présidentielles, une condition qui ne sera pas suffisante mais en tout cas nécessaire, c’est le rassemblement de la gauche, le rassemblement autour d’idées fortes et structurantes ; et que plusieurs ici présents soient passés par Saint-Ciers en provenance de Nantes pour aller à la Rochelle n’est pas anodin. Un parcours estival qui dessine bien je trouve la marche à suivre ces prochains mois, pour enfin s’attaquer demain, avec un gouvernement de la gauche solidaire, aux urgences criantes que nous observons chaque jour. </p>
<p>Je vous remercie. </p>
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		<title>DES CHOIX CONTESTABLES</title>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 15:53:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Freygefond</dc:creator>
		
	<category>Actualités</category>
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		<description><![CDATA[La coupure de courant, péripétie irritante de la vie quotidienne. Celle qui peut réduire à néant le travail de plusieurs heures de réflexion et d’écriture sur un ordinateur, qui désorganise le trafic routier à un carrefour géré par des feux tricolores, qui plonge les maisons dans l’obscurité et nous laisse complètement désœuvrés devant l’inactivité imposée.
Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La coupure de courant, péripétie irritante de la vie quotidienne. Celle qui peut réduire à néant le travail de plusieurs heures de réflexion et d’écriture sur un ordinateur, qui désorganise le trafic routier à un carrefour géré par des feux tricolores, qui plonge les maisons dans l’obscurité et nous laisse complètement désœuvrés devant l’inactivité imposée.</p>
<p>Je songeais l’autre jour aux nombreux désagréments de ce type dont sont victimes les habitants du département de la Lozère, privés pour la seule année 2008, à 35 heures et 31 minutes d’électricité. Ce département, un des plus ruraux de France, figure bien malgré lui en tête du classement national pour les coupures de courant. Ce cas reflète malheureusement, et de manière symptomatique la dégradation du service public en matière de distribution de l’électricité dans notre pays dont « la durée moyenne nationale annuelle de coupure a augmenté de moitié de 1998 à 2008 », selon un rapport de la Commission de Régulation de l’Electricité rendu public il y a peu. La C.R.E. note de nombreuses disparités entre zones rurales et urbaines : ces dernières, bien moins touchées, connaissent néanmoins de trop nombreuses interruptions ayant de fait, des répercussions sur la production industrielle.</p>
<p>Michel Lapeyre, vice-président de cette commission, souligne ainsi que « la dégradation de la qualité constatée aujourd’hui résulte pour une large part de l’insuffisance des investissements d’hier sur les réseaux de distribution ». Principal responsable de ce problème : ERDF (Electricité Réseau de France), filiale d’EDF, qui gère les réseaux de basse et moyenne tension dans notre pays. Mais de manière sous-jacente, c’est toute la stratégie de développement choisie par EDF SA qui est montrée du doigt : dans un marché de fournitures d’énergies désormais ouvert, ses dirigeants ont choisi de diminuer la part dédiée à l’entretien des lignes au détriment d’investissements à l’étranger.</p>
<p>Les résultats immédiats de cette politique à court terme, hasardeuse et risquée n’ont pas tardé à apparaître : réduction des effectifs (1669 emplois supprimés entre 2008 et 2009) et orientation de 57 % des dépenses vers de la maintenance corrective de réseau, là où un entretien des lignes est nécessaire, mettant en avant le danger d’abandonner le réseau, face aux défis pour l’avenir que représentent les énergies renouvelables. Au-delà de la responsabilité avérée de l’Etat dans ce domaine, il y a en ligne de mire le projet de loi NOME (pour Nouvelle Organisation des Marchés de l’Electricité) déposé par le gouvernement auprès du Parlement et préfigurant selon la C.R.E. des hausses substantielles de tarifs EDF en direction des ménages et des entreprises.  </p>
<p>Il est donc extrêmement dommageable que l’Etat délaisse de manière aussi irréfléchie  l’entretien et la rénovation du réseau de fourniture électrique en France. La tempête de 1999, et plus près de nous, Klaus et Xynthia ont mis à mal l’ensemble du réseau électrique de notre pays. Dans bien des régions, et en particulier dans la nôtre, l’enfouissement des lignes est devenu une nécessité, un pas de plus vers un service public de qualité. De manière plus large, se pose avec acuité l’épineux problème de la libéralisation des biens publics qui sont les garants de la cohésion sociale et nationale, et que le désengagement de l’Etat – qui résulte bien d’un choix du gouvernement - démembre peu à peu.</p>
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		<title>AU NOM DE LA VOIX</title>
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		<pubDate>Wed, 12 May 2010 07:26:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Freygefond</dc:creator>
		
	<category>Actualités</category>
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		<description><![CDATA[Dans l’une de ses chansons, l’artiste Grand Corps Malade affirme : « Les cinq sens des handicapés sont touchés mais c’est un sixième qui les délivre ; bien au-delà de la volonté, plus fort que tout, ce sixième sens qui apparait, c’est simplement l’envie de vivre ».
De vivre normalement serait-on tenté de rajouter, tant le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l’une de ses chansons, l’artiste Grand Corps Malade affirme : « Les cinq sens des handicapés sont touchés mais c’est un sixième qui les délivre ; bien au-delà de la volonté, plus fort que tout, ce sixième sens qui apparait, c’est simplement l’envie de vivre ».<br />
De vivre normalement serait-on tenté de rajouter, tant le handicap, dans ses degrés d’acceptation, peut prendre diverses formes. Et il est du devoir de tout un chacun, autant dans un esprit solidaire que par respect pour autrui de faciliter au mieux la vie de ces personnes qui souffrent dans leur existence.</p>
<p>Et qui mieux que les associations, les bénévoles, les professionnels de santé, les collectivités locales pour travailler main dans la main, à étudier les meilleures solutions autour d’un projet visant à favoriser l’accès de ces handicapés à l’ensemble de ces petites choses qui font la vie quotidienne : les déplacements en font partie certes, mais ils ne constituent pas à eux seuls l’ensemble des demandes formulées par les personnes victimes d’un handicap. C’est en ce sens qu’une délibération du Conseil Municipal du 20 Novembre 2008 précise la mise en place d’une commission d’accessibilité sur la commune du Taillan-Médoc et dont les travaux ont débuté en juillet dernier.</p>
<p>L’engagement majeur de ce groupe de réflexion composée de Taillannais et présidé par Suzy Burguière, adjointe en charge de la solidarité se trouve dans une démarche d’un accès « pour tous et pour tout », rejoignant ainsi la volonté des élus de voir « une commune qui partage et qui rassure ». L’information municipale découle donc naturellement de ce parti pris et c’est ainsi que trois membres de cette commission ont « prêté » leur voix pour lire le magazine de la ville, désormais disponible sur le site internet de la ville ou sur CD que vous pourrez retirer gratuitement en mairie.</p>
<p> En outre, et au-delà des déficients visuels, il y a aussi les personnes âgées, en difficulté devant la taille des caractères, mais aussi des personnes d’origines étrangères peu habituées encore à la langue de Molière. La bibliothèque organise dans le même esprit, des lectures à voix haute, concrétisant ainsi une multitude d’initiatives municipales en faveur de la lutte contre les handicaps.</p>
<p>En d’autres temps et en d’autres circonstances, la radio avait joué un rôle primordial dans la diffusion de l’information : avec la mise en place des nouvelles technologies de communication (je pense en particulier au développement de l’internet), cette quête vers le savoir évolue encore de manière quasiment exponentielle. Néanmoins, je fais partie de ceux qui pensent  sincèrement que la parole a encore de beaux jours devant elle. Au Taillan-Médoc, en tout cas, nous tentons quotidiennement de mettre cette manière de communiquer en pratique…</p>
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		<title>A TROP ATTENDRE&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 03 May 2010 17:33:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Freygefond</dc:creator>
		
	<category>Actualités</category>
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		<description><![CDATA[Réunis à Bruxelles le 10 Février dernier, dans le cadre d’une rencontre entre les Premiers Ministres et Vice-Premiers Ministres socialistes européens afin d’élaborer un programme de «  coordination économique et  de réforme financière pour une relance plus forte et plus juste », ces derniers avaient approuvé une déclaration sur le renforcement de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Réunis à Bruxelles le 10 Février dernier, dans le cadre d’une rencontre entre les Premiers Ministres et Vice-Premiers Ministres socialistes européens afin d’élaborer un programme de «  coordination économique et  de réforme financière pour une relance plus forte et plus juste », ces derniers avaient approuvé une déclaration sur le renforcement de la zone euro.</p>
<p>Nous en étions au début de ce que l’on nomme communément aujourd’hui la « crise grecque » mais de toute évidence, les participants à cette réunion y avaient déjà décelé les dangers de propagation aux autres états membres de l’Union européenne. Les dirigeants du Parti Socialiste européen ne déclaraient ils pas à ce propos : « un cadre adapté doit être défini pour permettre que la zone euro ait ses propres moyens d’éviter ces risques en combinant une discipline fiscale nationale avec un mécanisme de soutien financier en dernier ressort, alliant des prêts de banque privées avec une garantie accordée aux pays membres de la zone euro, sous certaines conditions ».</p>
<p>Hélas, cent fois hélas ! Alors que la situation du moment exigeait  unité, volonté et action, l’Union Européenne a étalé au grand jour ses dissensions et son inefficacité ; les tergiversations et différences de vues franco-allemandes résumant à elles seules l’absence de ligne directrice en vue de sauver la Grèce de la faillite financière. Même si les différents gouvernements qui se sont succédé aux commandes de ce pays au cours de ces dernières années ne sont pas exempts de tout reproche, on ne saurait occulter le rôle des traders et autres spéculateurs, principaux bénéficiaires d’un éventuel désastre grec. Alors que les Etats eux-mêmes les avaient soutenus lors de la crise boursière de fin 2008 en s’endettant, les marchés ont décidément une bien curieuse façon d’aider à leur tour ceux à qui ils doivent leur propre survie. Mais au fond, est-ce le rôle des marchés financiers de se préoccuper de mécanismes de solidarités… ?</p>
<p> Il est aujourd’hui regrettable de constater qu’il aura fallu que cette crise menace d’autres pays de la zone euro tels que l’Espagne et le Portugal pour qu’enfin l’Union Européenne se décide  à agir le week-end dernier (à hauteur de 80 milliards d’euros) sous la forme d’une intervention conjointe avec le FMI (qui finance 30 milliards d’euros dans le plan d’aide). La solidarité a joué certes, mais fallait-il attendre si longtemps ce dernier recours (le pays doit rembourser 9 milliards d’euros à ses créanciers avant le 19 Mai). Quid d’un grand gouvernement économique à l’échelle de l’Europe ? Dans sa déclaration du 10 Février dernier, le PSE affirmait que « le meilleur moyen de garantir la prospérité de l’Europe et de renforcer la zone euro consiste à lancer une action coordonnée et ambitieuse dans le but de générer une croissance plus verte, plus intelligente et plus solidaire ». Apparemment, le message avait été renvoyé aux calendes… grecques. Jusqu’à ce qu’enfin, ce week-end, la solidarité reprenne ses droits.</p>
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		<title>UNE LOI QUI FERA DATE</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 13:29:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Freygefond</dc:creator>
		
	<category>Actualités</category>
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		<description><![CDATA[Il  est des lois dont on n’oublie jamais la portée et les conséquences. Elles ont pour la plupart connu une genèse difficile et un accouchement délicat. Elles restent souvent liées à leur géniteur et marquent de leur empreinte l’inconscient collectif. Ainsi, en France, la loi Veil sur l’avortement relève de ces conditions et continue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il  est des lois dont on n’oublie jamais la portée et les conséquences. Elles ont pour la plupart connu une genèse difficile et un accouchement délicat. Elles restent souvent liées à leur géniteur et marquent de leur empreinte l’inconscient collectif. Ainsi, en France, la loi Veil sur l’avortement relève de ces conditions et continue aujourd’hui encore d’alimenter bien des conversations.</p>
<p>En approuvant par 219 voix contre 212 la réforme de la couverture santé défendue par le président Barack Obama le dimanche 21 Mars, la Chambre des Représentants a conduit les Etats-Unis à tourner une page de leur histoire, faisant de ce jour une date à jamais ancrée dans l’inconscient collectif américain. Une avancée sociale sans précédent, un engagement total de l’ensemble du Parti Démocrate, fournissant une protection sociale à 32 millions d’américains non assurés. Ted Kennedy, qui toute sa vie, avait porté ce projet à bout de bras, a ainsi reçu un hommage posthume. </p>
<p>Bien entendu, les Républicains, hostiles à cette loi, ont souligné en premier lieu son coût : la hausse des impôts qui accompagnera la mise en place de cette disposition sera d’environ 400 milliards de dollars sur dix ans. Mais que vaut ce chiffre au regard du problème posé ? Que pèse t’il par exemple au regard des milliards de dollars dégagés pour le sauvetage des banques américaines. Car comme le souligne Patrick Kennedy, fils du sénateur du Massachussetts : « la couverture santé n’est pas seulement un droit humain, c’est une question morale ».</p>
<p>A la lecture de certaines dispositions prévues par ce texte, on comprend mieux la dimension historique que beaucoup lui confèrent. L’obligation pour chacun de se couvrir dès 2014, la mise en place de contributions au niveau fédéral pour développer un programme d’assurance gratuite en direction de 16 millions de personnes à faible revenu, la couverture médicale assurée par les parents pour leurs enfants jusqu’à 26 ans, le financement par l’impôt en taxant notamment les investissements des ménages les plus riches et en augmentant les prélèvements obligatoires sur les salaires.</p>
<p>Thème  principal de la campagne de Barack Obama, cette réforme de la santé apparait sous bien des aspects, comme un tournant décisif dans la politique américaine : elle s’inspire par certains côtés des systèmes de couverture mis en place en Europe tout en tenant compte de l’histoire, des spécificités américaines et des nouvelles réalités économique et sociale du monde. Mais elle s’apparente surtout à un changement complet de philosophie de la part des Etats-Unis plus habitués à servir de modèle que de copier. De toute évidence, Barack Obama entend poursuivre sa politique vers plus de justice sociale, plus de solidarité et de lutte contre la précarité. Un exemple que certains aujourd’hui seraient bien aise de suivre</p>
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		<title>LIBERTES PUBLIQUES: DE L&#8217;ART DE LA DECONSTRUCTION</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 13:11:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Freygefond</dc:creator>
		
	<category>Actualités</category>
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		<description><![CDATA[Il est des chiffres insupportables, inacceptables… Le nombre de gardes à vue prononcées en France en 2009 fait partie de ceux là : 800 000 (en intégrant les délits routiers). Le Premier Ministre lui-même s’en est (faussement) ému. Comment pourrait-il en être autrement quand on connait la politique menée par le gouvernement en la matière [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est des chiffres insupportables, inacceptables… Le nombre de gardes à vue prononcées en France en 2009 fait partie de ceux là : 800 000 (en intégrant les délits routiers). Le Premier Ministre lui-même s’en est (faussement) ému. Comment pourrait-il en être autrement quand on connait la politique menée par le gouvernement en la matière : mise en vigueur de lois en trompe l’œil toujours plus répressives doublée d’une course effrénée aux résultats et aux statistiques.</p>
<p>Oui mais voilà, les élections régionales se rapprochent à grands pas et la majorité, embourbée dans son débat sur l’Identité Nationale dont elle a finalement orchestrée la sortie de crise, a décidé de reprendre un de ses thèmes favoris à l’approche d’un scrutin : la sécurité, ou plutôt l’insécurité. Avec ce constat accablant : hausse des gardes à vues de plus 70% entre 2001 et 2009. Sans compter les atermoiements du Ministère de l’Intérieur avouant 200 000 gardes à vue de plus que le chiffre initialement annoncé. </p>
<p>Parallèlement au bilan strictement chiffré, les dernières semaines ont mis en lumière certaines dérives sécuritaires très éloignées des procédures réglementaires : des mineurs de 14 ans menottés, des personnes âgées malmenées, la presse s’est fait largement l’écho de ces débordements qui donnent une image préoccupante des pratiques policières dans notre pays. Agités de manière éhontée à la face d’une partie d’une opinion publique, ces « exemples » concourent à répandre un sentiment pour le moins ambigu, mélange de peur et de repli sur soi. Le Haut commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse, Martin Hirsch a d’ailleurs dénoncé les gardes à vue inutiles. Un rapport du Sénat a récemment souligné plusieurs singularités de la législation française qu’on ne peut que dénoncer tant elles sont contraires aux droits fondamentaux : la possibilité de placer une personne en garde à vue pour une infraction mineure, l’absence de dispositions constitutionnelles sur la garde à vue, et le caractère limité de l’intervention de l’avocat pendant la garde à vue. A quoi s’ajoute le budget dérisoire que la France consacre à la Justice, la plaçant en queue du classement des démocraties européennes.</p>
<p>La multiplication des gardes à vue arbitraires n’est qu’un des éléments de déconstruction des libertés publiques, dont le gouvernement porte l’entière responsabilité, ne nous y trompons pas. Plus largement, l’instrumentalisation des débats en cours, à l’Assemblée nationale notamment autour de la loi Loppsi 2, montre encore une fois que la sécurité est le véritable fond de commerce d’une droite qui agite ce thème comme son principal marqueur idéologique. Ce qui en dit long sur sa conception de l’Etat de droit et le recul des libertés publiques au sein de notre démocratie. Avec une hypocrisie toute particulière, rendue encore plus grossière quand on observe par ailleurs le désengagement de l’Etat dans tous les domaines. Le bilan de Nicolas Sarkozy en termes de sécurité publique est sans appel : 8 mois de hausse de la délinquance en 2009, sur fond de réductions de postes dans la police et la gendarmerie.</p>
<p>Prétendre résoudre des problèmes sociaux ne se fait surement pas uniquement à coup de réforme sans fin du code pénal (modifié 75 fois en 15 ans). Respect plein et entier des droits de la défense (sur la base des récentes décisions de la Cour Européenne des Droits de l’Homme), et fin de la réduction des effectifs dans les forces de l’ordre : des mesures simples qui n’auraient pas reçu l’aval des équipes communicantes du Président de la République ?</p>
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		<title>&#8220;PROFONDEMENT NORMAL&#8221;</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 09:44:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Freygefond</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[C’est ainsi qu’Eric Woerth a qualifié le dispositif mis en avant dans le décret relatif à la réorientation professionnelle des fonctionnaires de l’Etat qui sera présenté le 11 Février prochain. Profondément injuste, serait-on plutôt tenté de rajouter tant la mesure parait pour le moins contestable : il instaure en effet la mise en disponibilité du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est ainsi qu’Eric Woerth a qualifié le dispositif mis en avant dans le décret relatif à la réorientation professionnelle des fonctionnaires de l’Etat qui sera présenté le 11 Février prochain. Profondément injuste, serait-on plutôt tenté de rajouter tant la mesure parait pour le moins contestable : il instaure en effet la mise en disponibilité du fonctionnaire placé en statut de réorientation s’il refuse trois postes en vue d’une nouvelle affectation, c’est-à-dire sans travail ni salaire.</p>
<p>Les racines de cette décision étaient insidieusement contenues dans la loi votée le 3 Août dernier portant sur la mobilité et les parcours professionnels dans la fonction publique. En soi, la nouvelle législation n’est pas forcement rebutante : elle comporte notamment « des innovations de plusieurs ordres qui vont permettre de décloisonner les corps et les administrations » comme le précise en préambule le texte officiel. </p>
<p>En premier lieu, elle prévoit de créer les conditions qui permettent d’assurer la continuité et l’adaptabilité du service. Elle prend aussi des dispositions qui visent à moderniser les pratiques de recrutement et de gestion des ressources humaines dans la fonction publique. Modernité et développement des services publics : voici des thèmes qui nous sont chers et dont nos concitoyens voudraient enfin voir la transposition du discours dans les faits.</p>
<p>En foi de quoi, le gouvernement, obnubilé par sa politique du «  résultat à tout prix », trouvant sans doute que le rythme de départ à la retraite n’était pas assez rapide dans la fonction publique, vient de porter un rude coup aux personnels de l’Etat. Dans un discours prononcé à l’Institut Régional d’Administration de Nantes en Septembre 2007, Nicolas Sarkozy affirmait pourtant sa volonté de voir les fonctionnaires exercer leurs propres souhaits de mobilité et qu’à ce titre, il fallait lever les obstacles statutaires et financiers s’y afférant.</p>
<p>Eric Woerth a finalement une lecture assez personnelle de la loi et du dialogue social. Car en ne fixant aucune limite géographique à la mobilité et en contraignant les fonctionnaires à la disponibilité, le ministre va au-delà même des pratiques en vigueur dans le secteur privé. Ici, l’employé licencié pour avoir refusé la mobilité a droit à des indemnités chômage. Et il me revient en mémoire l’intervention télévisée du président de la République la semaine dernière, annonçant tout de go à un contractuel de la fonction publique sa prochaine titularisation. Entre décalage et démagogie…</p>
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		<title>LE TAILLAN-MEDOC INNOVE!</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Jan 2010 10:49:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Freygefond</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[« La musique doit humblement chercher à faire plaisir, l’extrême complication est le contraire de l’Art » résumait le musicien Claude Debussy. Un adage qu’ont repris les 63 participants (musiciens ou non) du premier atelier de Sound-Painting organisé par la commune dimanche dernier dans la salle du Palio. Car la méthode utilisée, fondée sur la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« La musique doit humblement chercher à faire plaisir, l’extrême complication est le contraire de l’Art » résumait le musicien Claude Debussy. Un adage qu’ont repris les 63 participants (musiciens ou non) du premier atelier de Sound-Painting organisé par la commune dimanche dernier dans la salle du Palio. Car la méthode utilisée, fondée sur la composition en temps à partir du signe, relève autant de l’humble plaisir que de l’Art lui-même si l’on en croit les commentaires recueillis auprès des 200 auditeurs présents au concert donné en fin de journée.</p>
<p>Réunis toute la journée sous la direction de Sylvain Roux, sound-painter professionnel, chacun a pu mesurer l’universalité du langage musical. Dans le cas du Sound-Painting, la musique n’est pas reproduite à partir de livrets ou autre partition principalement destinés à l’usage des utilisateurs du solfège mais en reprenant une codification gestuelle, certes précise, mais qui n’implique aucune expérience ni compétence particulière en la matière. Se pratiquant à tout âge, cette discipline, née dans les années 1980, revêt ainsi bien des qualités pédagogiques, notamment en direction des enfants.</p>
<p>Je ne peux que me réjouir du succès de cette première édition : le modeste mélomane que je suis applaudi vivement les participants à cette journée découverte, également placée sous le signe de la convivialité. Peut-être aura-t’elle participé à la naissance d’une vocation,  à la révélation d’un talent méconnu ou à tisser des liens indéfectibles entre amoureux de la musique. Les élus du Taillan-Médoc, l’Ecole de Musique municipale et les services de la mairie concernés par cette manifestation ont œuvré ensemble pour le succès de cette première édition et réfléchissent déjà à la seconde que nombreux souhaiteraient nous voir organiser.</p>
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		<title>LE TGV EN AQUITAINE</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 13:37:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Freygefond</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[L’avancement du dossier de la Ligne à Grande Vitesse (L.G.V.) Sud Europe Atlantique est incontestablement un des thèmes majeurs de la campagne des élections régionales en Aquitaine en mars prochain. En affirmant « la LGV est une victoire du train sur la route », Alain Rousset justifie sa position. A l’inverse, le candidat-ministre UMP Xavier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’avancement du dossier de la Ligne à Grande Vitesse (L.G.V.) Sud Europe Atlantique est incontestablement un des thèmes majeurs de la campagne des élections régionales en Aquitaine en mars prochain. En affirmant « la LGV est une victoire du train sur la route », Alain Rousset justifie sa position. A l’inverse, le candidat-ministre UMP Xavier Darcos a bien du mal à assumer les décisions de l’Etat, qui se retourne sans pudeur vers les collectivités locales pour financer les futures infrastructures d’envergure nationale.</p>
<p>Car les arguments en faveur de cet aménagement sont nombreux et prennent en compte l’ensemble des problématiques lié à ce projet. En libérant des capacités de lignes existantes, il sera en premier lieu possible de développer le trafic des Trains Express régionaux (T.E.R.) notamment dans le Pays Basque et l’agglomération bordelaise où se posent des problèmes de saturation de voies ferrées. De plus, la mise en place de ce dispositif permettra de multiplier par 2,7 le nombre de passagers entre Bordeaux et l’Espagne.</p>
<p>Le gain de temps est, par ailleurs, un facteur prépondérant dans la perspective de relier par rail les capitales françaises et espagnoles, ainsi que les grandes métropoles. Pour ne prendre que trois exemples, il faudra 2h entre Bordeaux et Paris, 55 minutes entre Bayonne et Bilbao, 3h05 entre Mont-de-Marsan et Madrid. Au-delà du raccordement de l’Aquitaine au reste de l’Europe, ceci aurait pour conséquences de rendre les territoires traversés particulièrement attractifs pour les entreprises et favoriserait ainsi la création d’emplois tout en maintenant ceux existant déjà. La construction en elle-même générerait la création d’environ 10000 emplois par an pendant la durée des travaux évaluée à cinq ans.  Les aménagements proches des gares LGV font, à ce titre, l’objet d’une large réflexion pour anticiper et démultiplier ces effets comme Euratlantique à Bordeaux. </p>
<p>L’aspect écologique et environnemental constitue aussi un des éléments clé de ce projet. Car en rendant attractif les temps de parcours, la LGV propose une alternative indéniable à la voiture et à l’avion, gros émetteurs de CO2. Sans compter l’énergie consommé pour le transport d’une personne bien en deçà pour le TGV. En facilitant et en développant le report modal de la route vers le fer pour les marchandises, il y aura bien moins de camions sur les routes, rendant l’empreinte carbone positive au bout de seulement 12 ans (c’est-à-dire qu’elle permet d’éviter plus d’émissions carbone qu’elle n’en produit).</p>
<p>La nécessaire concertation, voulue par Alain Rousset, qui doit accompagner le dossier de la LGV permettra de limiter les nuisances, notamment acoustiques, mettra en avant le respect des territoires traversés (tunnels, aménagements autour des voies) et la préservation des espèces animales concernées. Mais l’avenir de l’Aquitaine, sa reconnaissance en tant qu’entité européenne, au même titre que ses voisines, les Provinces espagnoles, ne peut passer que par le développement de cette ligne. La Région ne sera plus au bout de l’Europe : elle se retrouve au cœur du continent, celui de demain, prête à relever les défis qui l’attendent. Une mutation dont chacun doit mesurer l’importance.</p>
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		<title>LA TENTATION DU DIABLE</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 13:39:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Freygefond</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[L’Italie est un pays qui m’inspire : son histoire, ses paysages, l’art de vivre de ses habitants en font un pays vraiment à part dans l’Union Européenne. Depuis l’empire romain, ce peuple n’a eu de cesse de disperser à travers tout le continent, et parfois même, bien au-delà, des idées, une philosophie, une posture parfois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’Italie est un pays qui m’inspire : son histoire, ses paysages, l’art de vivre de ses habitants en font un pays vraiment à part dans l’Union Européenne. Depuis l’empire romain, ce peuple n’a eu de cesse de disperser à travers tout le continent, et parfois même, bien au-delà, des idées, une philosophie, une posture parfois bien en avance sur leur temps. J’en veux pour preuve l’époque de la Renaissance, l’apogée culturel de Venise au XVIIIème siècle et bien d’autres mouvements qui ont jalonné son histoire avant de les diffuser à travers le monde.</p>
<p>Chacun reconnait cette influence et ce savoir-faire et j’en conviens, l’Italie est souvent à mes yeux, une référence. Aujourd’hui pourtant, la politique menée par le gouvernement italien m’inspire tout autre chose. Car elle ressemble en bien des points à celle pratiquée en France, fort éloignée des valeurs véhiculées au fil des siècles.</p>
<p>Le meilleur exemple de cette convergence de vues se retrouve incontestablement dans les politiques menées en matière d’immigration par l’un et l’autre des chefs de gouvernement. La France expulse manu militari ses migrants, en attente du statut de réfugiés politiques, vers leur propre pays en guerre. Les dangers encourus par ces afghans une fois rentrés dans leur pays sont bien supérieurs à ceux qu’ils connaissent durant le voyage pourtant semé d’embuches, vers le pays des Droits de l’Homme.</p>
<p>De la même façon, « Il Cavaliere » vient de prononcer ce week-end l’expulsion de ramasseurs de fruits d’origines africaines, exploités de manière scandaleuse par des propriétaires calabrais. Clandestins, ces esclaves modernes travaillaient jusqu’à 12 heures par jour, dormaient à même le  sol, dans des conditions d’hygiène et d’insalubrité indescriptibles, vivant sous la coupe de groupes liés à la mafia. Face à la violence dont ils étaient quotidiennement victime, ils ont eu le malheur de riposter, entrainant  contre eux une véritable chasse à l’homme.</p>
<p>Eric Besson, le ministre français de l’Immigration et de l’Identité Nationale assure que de tels agissements n’auraient pu avoir lieu dans notre pays. Je ne sais qu’en penser. Mais assurément, et pour éviter de mettre en lumière les dérives scandaleuses et les résultats affligeants de leur politique en matière d’immigration, les chefs d’Etat français et italiens se retranchent peu à peu dans une position par trop conservatrice, bien loin des valeurs de solidarité qui doivent prédominer en pareil cas. Malheureusement, et comme pour confirmer l’exemple italien, certains pays européens semblent prêts à leur emboîter ce (mauvais) pas. Ancrés dans son traité fondateur, les droits de l’homme en Europe seraient ils en danger ?</p>
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